Retour

Anderlues : 600 échantillons en cours d’analyse sur le site « Cokerie d’Anderlues »

Non classifié(e)

La cokerie d’Anderlues a fonctionné de 1906 à 2002 pour le traitement de la houille et la fabrication de coke. Cette ancienne cokerie est l’un des sites prioritaires du Plan Marshall étant donné le risque élevé de contamination des lieux. Le gouvernement wallon a mandaté la société SPAQuE pour la mise en œuvre de sa réhabilitation.

D’une superficie de 50 hectares, le site de l’ancienne cokerie est localisé sur le territoire de la commune d’Anderlues. Diverses activités s’y sont développées pendant un siècle : triage, lavage et agglomération de la houille, fabrication de coke et de gaz de houille, récupération des sous-produits de la cokéfaction. Après la cessation des dernières activités, en 2002, le site est resté à l’état de friche. Il comprend aujourd’hui les bâtiments de l’ancienne usine, des prairies ainsi qu’un terril d’une trentaine d’hectares sur lequel les eaux polluées de la cokerie étaient déversées.

Depuis fin 2008, l’étude des faisabilités économique, technique et urbanistique se poursuit sur le site. A la suite des premières observations et mesures réalisées, certaines zones du périmètre d’étude ont été sécurisées avant d’être investiguées. Par ailleurs, après observation des déchets enfouis de manière éparse sur le site, un renforcement des procédures de sécurité du chantier a été imposé au personnel sous-traitant.

De nombreux échantillons de sol ont été prélevés au moyen de tranchées, de fouilles ou de forages. C’est ainsi que plus d’une centaine de forages ont été réalisés tandis que 500 échantillons de sol ont été envoyés en laboratoire afin d’y être analysés. Par ailleurs, 80 prélèvements d’eau ont été réalisés en différents endroits du site dans le but d’identifier les éventuels impacts de la pollution du sol sur la qualité des eaux souterraines ainsi que les risques de dispersion de cette pollution par les eaux. Des échantillons de déchets solides, d’eau de surface et de sédiments ont également été prélevés en vue d’analyses.

Toute une série d’investigations est encore programmée pour les prochaines semaines. Par ailleurs, l’interprétation des analyses en cours pourrait conduire à de nouvelles mesures sur le terrain.

Si les pollutions du site sont d’ores et déjà connues (il s’agit d’huiles minérales, d’hydrocarbures aromatiques monocycliques (HAM) et polycycliques (HAP), de cyanures, de métaux lourds, de PCB, de solvants et de phénols), seules les investigations en cours permettront de connaître leur étendue verticale (en profondeur) et horizontale (en surface). Les techniques de réhabilitation les plus adéquates pourront alors être déterminées.

Pour tout renseignement complémentaire :
Jean-Frédérick Deliège

Service de la communication externe et des relations avec la presse
0494/57.94.18