Assainissement

Dimanche 21 juin, la RTBF consacrait un des reportages du JT de 19h30 aux différentes techniques de traitement des sols pollués. Des techniques qui diffèrent d’un site à l’autre, selon une multitude de facteurs et de critères.

La séquence « Un œil sur demain » de la RTBF, diffusée dimanche dernier dans le JT de 19h30, illustre parfaitement la complexité de la gestion de sols pollués et met en lumière le fait qu’un site pollué n’est pas l’autre, que l’on n’assainit pas la fuite d’une citerne domestique de mazout comme une ancienne cokerie.

La SPAQUE gère quotidiennement des sites lourdement contaminés par un « cocktail » de polluants, résultats d’intenses activités industrielles passées.

Avant toute réhabilitation, chaque site fait l’objet d’analyses permettant d’identifier la technique d’assainissement la plus appropriée au regard de différents critères :

  • contraintes du site (présence de fondations, saturation des sols, etc.),
  • nature de la pollution (efficacité différente des techniques selon les polluants à traiter),
  • temps imparti pour la réalisation des travaux,
  • enveloppe budgétaire allouée.

 

L’exemple AMS Nord

Dans le cas d’AMS Nord, présenté dans le reportage et où sera érigé le futur stade de Charleroi, la mise en œuvre d’une solution de traitement in situ de type thermique n’était pas envisageable, pour plusieurs raisons:

  • pollution complexe et mixte d’une ancienne cokerie (métaux lourds, huiles minérales, hydrocarbures poly et monocycliques, cyanures),
  • nombreux pieux, fondations, massifs enfouis, rendant le traitement in situ irréaliste,
  • contraintes hydrogéologiques importantes (nappe à 4–5 m, huiles minérales en phase libre en couche flottante) et sol saturé en eau à traiter (températures de volatilisation des polluants difficilement atteignables),
  • excavations et enlèvement des structures nécessaires pour le besoin du chantier de construction du stade,
  • timing serré.

Malgré ces contraintes, un total de 228.600 tonnes (soit 127.000 m³) de terres et matériaux excavés ont pu être réutilisées sur site après crushage et nettoyage/évacuation des exogènes (plastiques, pneus, métaux, géotextiles, etc.). 34.500 tonnes de terres ont été évacuées, dont 11.600 tonnes ont été traitées en centre agréé (thermique, physico-chimique) ou valorisées, et 22.900 tonnes ont été envoyées en CET. Les terrassements ont également permis des opérations d’écrémage, un traitement des eaux via la mise en place d’une station de traitement et un suivi en continu de ce traitement.

 

Recherche et innovation

La SPAQUE accorde une place importante à la recherche et aux innovations technologiques. Le traitement thermique a par exemple été testé il y a plusieurs années déjà sur un ancien site chimique, avec plus ou moins de succès. La phytoremédiation a elle aussi été testée et continue de faire l’objet d’un suivi attentif, au même titre que d’autres solutions. Le traitement biologique in situ est lui aussi utilisé sur certains sites. Des solutions alternatives font l’objet de recherches pour gérer les plantes invasives telles que la Renouée du Japon.

La mise en œuvre de techniques innovantes a toujours été intégrée à la réalité des contraintes de nos chantiers. Quant à la circularité, la SPAQUE en a fait une priorité de longue date, étant dans les pionniers de la déconstruction sélective en Wallonie.

Pour lire l’article et visionner le reportage, c’est par ici.

 

Caroline Charlier
Porte-parole – Chargée de communication externe
0496/51.23.52

 

 

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