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Fosses-la-Ville : pas d’inquiétude pour la famille Carmanne

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Située le long de la Chaussée de Namur, la station-service de Fosses-la-Ville a été exploitée jusqu’en 2007. Une étude indicative ayant mis en évidence la présence de polluants sur le site, SPAQuE réalise en 2009 les investigations des caractérisations. Le site, habité par la famille Carmanne, est bel et bien pollué. Une évaluation des risques pour la santé humaine et l’environnement est alors effectuée. Les conclusions sont les suivantes : les habitants peuvent parfaitement habiter le site en l’état. La réhabilitation des sols pollués pourra se faire ultérieurement.

En 2003, une étude indicative de sol, conformément à l’arrêté du Gouvernement wallon du 4 mars 1999 modifiant le titre III du Règlement général pour la protection du travail en insérant des mesures spéciales applicables à l’implantation et l’exploitation des stations-service, est réalisée par un bureau d’études à la demande de la société Belgium Network Gestion. Ces premières investigations concluent à la présence de polluants sur le site.

La société SPAQuE a réalisé l’étude de caractérisation en 2009 pour la Direction générale des Ressources naturelles et de l’Environnement. Celle-ci permet de confirmer la nature des contaminations et de déterminer précisément l’étendue des zones de pollution du sol. Il s’avère alors nécessaire de réaliser, à terme, un plan de réhabilitation du site.

En effet, SPAQuE constate des pollutions significatives. Le plan d’échantillonnage répartit les forages en 12 points, sondant chacun les sols jusqu’à atteindre la roche. Trente-six échantillons sont soumis à l’analyse de plusieurs dizaines de paramètres. Celle-ci confirme une contamination des sols en métaux lourds, en arsenic, en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), en benzène, en toluène, en xylènes, en huiles minérales et en MTBE. Près de 300 m3 de terre sont touchés.

Les eaux domestiques de l’habitation sur le site de la station-service et de l’habitation voisine ont été soumises aux mêmes analyses que les sols. Aucun dépassement n’a été constaté. En outre, 3 piézomètres ont été installés de manière à échantillonner la nappe aquifère dans laquelle est pompée l’eau domestique. Ici encore, aucune pollution n’a été détectée.

Au vu de ces résultats, dès janvier dernier, la société SPAQuE a procédé à l’évaluation des risques pour la santé humaine et l’environnement du site.

L’objectif principal de cette évaluation des risques pour la santé humaine et l’environnement est de déterminer le degré d’urgence du plan de réhabilitation qui doit être mis en œuvre. Les conclusions sont les suivantes : la zone des pompes et la zone des citernes présentent des concentrations dépassant les normes retenues dans la législation et devront donc, à terme, être réhabilitées. Toutefois, la réhabilitation ne présente pas un caractère urgent, puisque la présence de dalles de béton et de graviers empêche tout contact immédiat avec ces pollutions. SPAQuE recommande cependant le respect de plusieurs mesures de sécurité : ne pas cultiver de légumes sur le site, ne pas remanier le sol et laisser les revêtements de sol en place. Enfin, il faut limiter l’accès à la zone de l’ancienne citerne de récupération des huiles de moteur (zone de l’atelier).

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la fiche d’information et la note d’état des connaissances, toutes deux disponibles sur notre site Internet www.walsols.be.