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Engis : investigations historiques du site « Cegram »

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SPAQuE a finalisé le bilan historique du site « Cegram » à Engis.

SPAQuE a finalisé, en décembre 2015, le bilan historique des activités du site « Cegram », localisé sur le territoire de la commune d’Engis.

Ce bilan historique, qui porte sur la zone d’intervention concernée par la programmation FEDER 2014-2020, constitue la seconde étape de la chaîne des valeurs de SPAQuE. Il permet de cerner les principaux risques potentiels de contaminations compte tenu des activités passées, du terrain vierge jusqu’à aujourd’hui.

Primitivement occupée par des terrains vierges de toute activité de nature industrielle, une petite partie du site (au nord-ouest) est occupée par un château et ses dépendances. Une fois celui-ci disparu, le site reste à l’état de pâtures et terrains vagues ou agricoles, de la première moitié du 19e siècle au début des années 1970.

En 1972-1973, l’usine de traitement du graphite Cegram (« Compagnie de l’électrographite de la Meuse ») s’implante sur le site. Elle est construite sur un important remblai de scories métallurgiques. L’usine s’agrandit régulièrement, jusque dans les années 1980-1990.

Les activités de l’usine cessent en janvier 1999. Une grande partie du bâti est démolie entre 2000 et 2004. La production ne sera jamais relancée mais, de 2004 à 2007, des activités réduites de tamisage et de broyage de poudre de graphite y sont maintenues. La cessation définitive des activités intervient en 2007. Depuis, le site, en liquidation, est à l’abandon.

Soixante-deux sources potentielles de pollution

Le bilan historique a permis d’identifier soixante-deux sources potentielles de pollution (SPP), réparties en neuf zones. Ces SPP sont situées au droit d’un remblai, d’une zone de déversement de déchets divers et rebuts de fabrication, de bâtiments ou de superficies dévolus au déchargement, à l’entreposage, à l’entretien, au stockage ou à la préparation des matières premières mais aussi à la cuisson, à la graphitation et à l’usinage des produits en graphite, d’installations électriques de puissance et d’une voie ferrée.

Ce site a fait l’objet de recherches documentaires auprès de diverses autorités administratives régionales, provinciales et fédérales. Des témoignages audiovisuels, des publications et des documents privés ont aussi été exploités afin de compléter les informations contenues dans les documents publics.