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Dour : bilan historique du site  » N°1 Ferrand »

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SPAQuE a finalisé, en janvier 2010, le bilan historique des activités de l’ancien charbonnage « N°1 Ferrand » situé à Dour.

Ce bilan historique, qui constitue la seconde étape de la chaîne des valeurs de SPAQuE, permettra de cerner les principaux risques potentiels de contaminations, compte tenu des activités passées, et ce du terrain vierge jusqu’à aujourd’hui.

Le bilan historique en bref :

Vu les parcelles déjà réaffectées de ce site, toujours utilisées voire non disponibles techniquement pour le développement d’un projet économique (terrils, carrières, etc.), le bilan historique s’est focalisé sur l’étude d’une partie du périmètre, celle-ci est dénommée « phase1 » et correspond  aux parcelles pouvant être concernées au sein du périmètre par une mise en œuvre complète de la chaîne de valeurs de SPAQυE.

Le site est occupé par des activités de charbonnage entre 1856 et 1959. Le charbonnage se développe sous diverses raisons sociales : la Société de Longterne-Ferrand (1800), la  SA du Charbonnage de Longterne-Ferrand (1856), la SA des Charbonnages Unis de l’Ouest de Mons (puits n°1 Ferrand) (1886). Ce charbonnage, outre l’extraction était équipé d’un triage lavoir et d’une batterie de fours à coke. Le terril a été exploité de 1963 à 1997 par diverses sociétés qui utilisent successivement le carreau à des fins de revalorisation de matériaux issus de ce terril.

Par la suite, le site est occupé par un chantier de récupération des métaux, de 1966 à 1997, puis par un centre de regroupement de déchets plastiques de 1998 à 2008. La récupération des métaux (cuivre et plomb) issus de câbles électriques utilisait particulièrement un processus par voie ignée dans un four sans filtration des fumées, une presse, et des outils de découpage. Enfin, le centre de regroupement mettait en œuvre essentiellement, outre les dépôts de déchets, un centre d’incinération, un atelier mécanique et des engins de manutention.

Ce site, visité en juin 2009, a fait l’objet d’une description de terrain et de recherches auprès des diverses autorités administratives régionales, provinciales et fédérales. Des témoignages et des documents privés ont aussi été exploités afin de compléter les documents publics.

Les investigations historiques ont identifié plusieurs sources potentielles de pollution qu’il conviendrait d’investiguer par prélèvements et analyses.