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Bressoux : bilan historique du site « Société de Gaz et d’Electricité »

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SPAQuE a finalisé le bilan historique du site « Société de Gaz et d’Electricité » à Bressoux.

SPAQuE a finalisé, en mars 2012, le bilan historique des activités du site « Société de Gaz et d’Electricité » situé à Bressoux, sur le territoire de la Ville de Liège.

Ce bilan historique, qui constitue la seconde étape de la chaîne des valeurs de SPAQuE, permet de cerner les principaux risques potentiels de contaminations compte tenu des activités passées et ce, du terrain vierge jusqu’à aujourd’hui. Il pourrait se voir complété d’investigations de terrain conformément aux Cahiers de bonnes pratiques édités par SPAQuE dans le cadre de la bonne exécution de ses activités.

Historique

Le site correspond à une activité de production d’électricité par une centrale thermique au charbon. La centrale de Bressoux, qui appartenait à la « Société intercommunale belge d’Electricité », est en activité de 1924 à 1995. Elle connaît trois grandes modifications (vers 1935, vers 1960 et vers 1990) au cours desquelles les infrastructures et bâtiments ont été agrandis voire relocalisés. De nombreux dépôts de mazout, de fuel et de « pitch » (produit goudronneux issu de la distillation du charbon) ont été de tout temps présents, ils permettaient d’alimenter directement les chaudières ou étaient mélangés aux fines de charbons pour être pulvérisés. La centrale était aussi équipée de forges, d‘ateliers pour les réparations ainsi que de transformateurs, d’un atelier de traitement des eaux, de bassins de décantation et d’un vaste réseau interne de voies ferrées.

En raison de l’emplacement du site le long de la plaine alluviale et de son époque de construction (avant la finalisation des travaux de canalisation de la Meuse en 1939) il est extrêmement probable que l’ensemble du site ait été surélevé et régalé au moyen de remblais (de nature inconnue) pour le protéger des inondations.

Le bilan historique a relevé 35 sources de pollution potentielle réparties en huit zones.

Tout le site est à vendre, excepté le poste de transformation et la partie Nord-Est qui appartient à une société active dans le commerce alimentaire de gros. La Ville pourrait se porter acquéreuse de ce reliquat en vue de l’Exposition de 2017.

Ce site, visité en janvier 2012, a fait l’objet d’une description de terrain et de recherches auprès des diverses autorités administratives régionales, provinciales et fédérales. Des témoignages et des documents privés ont aussi été exploités afin de compléter les documents publics.