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Beauvechain : étude d’orientation sur le site « Décharge Tudor »

Non classifié(e)

La zone d’investigation dite « Décharge Tudor » à Beauvechain, d’une superficie d’environ 1 hectare fait partie intégrante de la zone d’habitat à caractère urbain du centre de Hamme-Mille. Ce site a fait l’objet d’un dépôt de déchets de nature inconnue, mais vraisemblablement essentiellement constitué de déchets de batteries,  semblant provenir de la société Tudor à Florival.

Selon le plan de secteur 47/7, approuvé par l’arrêté royal du 14 mai 1986, le périmètre du site est intégralement situé en zone d’habitat.
Les investigations de septembre 2008 ont consisté en la réalisation de 4 forages, dont 4 équipés en piézomètres,, de 11 fouilles et de 2 tranchées de prospection. Des prélèvements d’eaux de surface en amont et en aval du fossé longeant la décharge ainsi que des mesures de biogaz ont également été réalisés.
L’interprétation de l’ensemble des résultats analytiques du sol et des eaux souterraines a été réalisée sur la base des normes du décret relatif à la gestion des sols adopté par le Parlement wallon le 5 décembre 2008 (décret « sols »).
Les remblais présents sur le site présentent des pollutions en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Les échantillons de terrain naturel analysés ne présentent pas de pollution.
Considérant comme référence les « valeurs limites d’acceptation de déchets en décharge (norme de la décision du Conseil de l’Europe du 19/12/02, établissant des critères et des procédures d’admission des déchets dans les décharges, conformément à l’article 16 et à l’annexe II de la directive 1999/31/CE – 2003/33/CE) », les coques de batteries pourraient être considérées comme déchets non dangereux et être éliminées dans cette catégorie de décharge.
Les échantillons d’eaux souterraines prélevés ne présentent pas de pollution.
Sur la base des normes de qualité de base des eaux de surface ordinaires du Code de l’eau, l’eau prélevée en aval du fossé ne présente aucun dépassement des normes de qualité de base pour les eaux de surface. En comparant ces résultats à ceux observés au niveau de l’eau prélevée en amont du fossé, il semblerait que la décharge n’exerce a priori aucun impact sur la qualité des eaux de surface.
Sur la base des mesures réalisées, aucune production de biogaz n’a été détectée dans le cadre de ces investigations.